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Encyclopédie de la ville

Temple de Neroberg

Temple de Neroberg, 1978
Temple de Neroberg, 1978

Dès le début du 19e siècle, le Neroberg était un lieu de festivités très apprécié. C'est ainsi qu'est née l'idée d'ériger sur son sommet un temple panoramique avec une piste de danse et de créer un lieu pour les jeux populaires et les fêtes de gymnastique. Soutenu par plusieurs citoyens, le commerçant Gottfried Ruß (également appelé Ruhs) a déposé en février 1849 une demande auprès du conseil municipal pour pouvoir construire un tel temple. Il fut aidé par le fait qu'avec le passage de l'éclairage public de la Wilhelmstrasse et de la Luisenstrasse du pétrole au gaz, les colonnes en grès des lampes à huile étaient devenues superflues et pouvaient être utilisées à d'autres fins. La première "initiative citoyenne" resta tout d'abord sans succès.

Ce n'est qu'en 1851, lorsque Wilhelm Rücker et 38 autres citoyens de Wiesbaden renouvelèrent leur proposition au conseil municipal, que le Landbaumeister et architecte de l'époque, Philipp Hoffmann, fut chargé de présenter au conseil municipal un projet de construction du temple en utilisant les colonnes de grès mentionnées. Ce projet fut approuvé par un comité spécialement formé et par le conseil municipal en mai 1851, mais sans promesse d'aide matérielle ou financière. L'inauguration a néanmoins pu être célébrée le 24 juillet de la même année, jour de l'anniversaire du duc Adolphe.

Le temple circulaire, également appelé "Monopteros", qui repose sur les colonnes de grès sauvées, présente dix positions d'arc ouvertes et une coupole hémisphérique dans le style de la première Renaissance italienne. Le soubassement en gradins était à l'origine constitué de roches accumulées artificiellement. L'encadrement arrière semi-circulaire prévu avec une pergola n'a jamais été réalisé. La cabane construite à la place pour accueillir les visiteurs a dû être démolie dès 1856 en raison de son état de délabrement.

Aujourd'hui encore, le temple de Neroberg est un symbole de la ville.

Littérature

Landesamt für Denkmalpflege, Philipp Hoffmann [p. 151].

Philipp Hoffmann 1806-1889. Ein nassauischer Baumeister, catalogue de l'exposition de la capitale du Land de Wiesbaden et du Nassauischen Kunstverein Wiesbaden e.V., Wiesbaden 1982 [p. 82 et s.].

Struck, Wolf-Heino : Wiesbaden en tant que capitale du Land de Nassau. Partie II : Wiesbaden im Biedermeier (1818-1866), Wiesbaden 1981 (Geschichte der Stadt Wiesbaden Bd. 5) [p. 253].

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Explications et remarques

Crédits photographiques